Avant-propos

 

cropped-ob_5a60e9_pilule-bonheur-ecstasy-80s.pngLe bonheur est possible est le troisième « remède » d’Épicure gravé sur le mur d’un portique chez Diogène d’Œnoanda. Les deux premiers étant « Les dieux ne s’occupent pas des Hommes » et « La mort n’est pas à craindre » — nous en parlerons le moment venu !

Ce site est pour moi l’occasion de rassembler des articles étayés par des données scientifiques traitant de santé au sens général du terme : l’entretien du corps et des facultés mentales, leur adaptation aux lieux et époques de la vie, enfin leur épanouissement dans les relations interpersonnelles… Ces questions tissent la trame de ce qu’il est convenu d’appeler « bonheur ».

Veille scientifique : comment et pourquoi ?

La « veille scientifique » s’applique à documenter les choix que nous effectuons de manière consciente (pas toujours bien informée) en termes de nutrition, de boisson, d’exercice physique, de récupération de la fatigue etc.

Les chapitres sont composés d’articles (en ordre alphabétique des titres, voir la colonne de droite sur cette page) ouvrant des pistes vers d’autres ressources documentaires. Ils seront, je l’espère, enrichis — et corrigés — par vos commentaires et messages privés. Les sources d’information citées renvoient à des articles de revues scientifiques, mais une lecture rapide est suffisante pour comprendre ce dont il s’agit concrètement.

handytree1Depuis fin 2015, un éventail de pratiques de santé est partagé dans les ateliers « Santé autonome » destinés aux jeunes de 7 à 107 ans… Des fiches techniques sont publiées en annexe.

Pour celles et ceux qui ne jouissent pas d’une pleine santé, un chapitre est consacré à des maladies dont les approches thérapeutiques font l’objet de débats dans le monde de la recherche biomédicale. Ce cadrage peut faciliter la prise de décision des patients.

Toute proposition concernant la santé ne peut faire l’économie d’une réflexion philosophique ni de considérations sur l’environnement (particulièrement le terrain) qui sont loin d’être exhaustives sur ce site.

Le bonheur est dans le corps…

Selon une enquête au Royaume-Uni (Liu B. et collègues, 2015), ce serait moins la perception d’un « manque de bonheur » qui diminuerait la longévité que le constat personnel d’une dégradation physique… L’indicateur de santé le plus pertinent n’est donc pas l’espérance de vie mais plutôt l’espérance de vie sans incapacité (voir mon article Vivre bien et longtemps).

epicure-p61Pour le philosophe Épicure qui a souffert de maladie toute sa vie, le bonheur pouvait se résumer à l’absence de douleur (ataraxie). D’autres épicuriens ont prôné la recherche du plus grand plaisir, une attitude condamnée par la morale judéo-chrétienne et une éthique platonicienne opposant « corps » et « âme »… Platon désignait le corps comme un tombeau de l’âme : « […] il intervient sans cesse dans nos recherches, y jette le trouble et la confusion et nous paralyse au point qu’il nous rend incapable de discerner la vérité. » (Phedon, 66be)

Transhumanism_h+_2.svgDans les sociétés libérées des interdits moraux, le corps et le plaisir ont été réhabilités au point de légitimer un hédonisme consumériste. Ou, plus encore, s’affranchir de leurs limites : c’est le projet du transhumanisme et le rêve d’un post-humanisme qui feraient de quelques élus des robots extraordinairement intelligents (ou extraordinairement débiles ?) défiant la mort.

Se réconcilier avec les sensations

Une saine parade contre ces dérives me paraît de renouer avec la démarche « épicurienne » de réhabilitation des sensations. Sophie Van Der Meeren écrivait en préface des Lettres d’Épicure (Bréal 2003, p. 50) :

Pour Épicure, les sens ne nous trompent pas ; ils nous livrent toujours l’objet tel qu’il est, la source de l’erreur étant le jugement que nous portons sur la sensation. En effet, une sensation n’existe pas seule, mais dans sa réinterprétation par la raison, qui statue sur elle : si je me trompe, c’est parce que mon jugement a commis une erreur d’appréciation. Le partage ne se fait donc pas entre sensation et vérité, mais entre deux types de jugements sur la sensation.

Dans cette ligne de pensée, je recommande la lecture de l’ouvrage d’Andréine Bel dont j’ai été co-éditeur : Le Corps accordé – Pour une approche raisonnée de la santé et du soin de soi. Elle y expose une pratique de soin « domestique » qui utilise la sensation comme un outil pour interroger les compétences du vivant. Cette approche est illustrée par des exemples de suivi d’affections chroniques bénignes qui d’ordinaire résistent aux soins interventionnistes. Il s’agit en fin de compte d’accompagner des processus involontaires qui contribuent au maintien de la santé. (Voir la table des matières, l’index et le glossaire.)

👉 Avant de poursuivre la lecture, n’oubliez pas de consulter la page Secrets à partager… !

Bernard Bel
https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Belbernard

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